Les CJPMO (Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient) est une association canadienne qui vient de publier une vidéo pédagogique très intéressante. A l'attention de ceux qui doutent encore, mais aussi à ceux qui savent et qui manquent d'arguments, voici un récapitulatif des chiffres et des statistiques qui reflètent la souffrance du peuple palestinien.
Pour plus d'information allez sur: http://cjpmo.org/
8 février 2010
Il faut le savoir!
2 février 2010
Gaza, l’avez-vous oubliée ?
Oui Gaza, en Palestine, n’en avons-nous pas honte ? N’avons-nous pas honte, en cette première décennie de ce siècle maudit -où l’on nous donne à boire l’illusion d’une évolution humaine - de cette chose innommable qu’a perpétré Israël il y a tout juste un an ?
Déchiré depuis plus de 60 ans, le peuple palestinien a été frappé entre décembre 2008 et janvier 2009 d’une main de "l’enfer" baptisée « plomb durci ». Une inspiration du diable qui a laissé des traces des plus choquantes et des plus ignobles de l’action humaine. Voici ce que nous rapporte, en quelques bribes volées à la réalité, « To shoot an elephant » le documentaire réalisé par Alberto Arce et Mohammad Rujailah. Pendant 21 jours, le journaliste espagnol et son guide palestinien, ont suivi les événements de la guerre de Gaza. Familles déchirées, enfants déchiquetés, ambulanciers et journalistes bombardés, écoles brulées et terreur généralisée: quelques uns des instants quotidiens de ces oubliés de l’humanité avant et pendant l’offensive sioniste. Albertio Arce, se trouvant sur place au début de l’offensive, a pu voler quelques images qui témoignent d’une réalité qu’Israël a tant voulu cachée et que les médias occidentaux jugeaient alors "trop" choquantes. Néanmoins, ce documentaire ne dépeint qu’une infime partie de cette réalité. Plus de 1400 tués (dont plus de 500 enfants et 300 femmes) et plus de 5000 blessés graves (brûlés au phosphore et autres armes bannies par les conventions internationales), sont le résultat d’une opération impossible à justifier. Pour la mémoire de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants voici quelques « Flash-back » de l’humanité du XXIème siècle !
Un documentaire d'Alberto Arce et Mohammad Rujailah, produit par Eguzki Bideoak (Espagne, 2009).
Pour plus d'informations: http://www.toshootanelephant.com/
20 mai 2009
Biographie espagnole du Roi du Maroc
Ancien correspondant du journal El Pais à Rabat (de 1990 à 1997), Ferran Sales dresse dans son dernier livre un portrait inédit du Roi Mohamed VI.
A partir de ses souvenirs et de ses réflexions, le journaliste décrit des facettes méconnues de la personnalité du Roi actuel du Maroc, avant et après son accession au pouvoir.
Sales entame son livre par un entretien qu’il a effectué avec le prince Moulay Mohamed en 1997. Il explique que la rencontre a été orchestrée par son père Hassan II, dans le cadre d’une stratégie de présentation de son héritier à l’opinion internationale. Le journaliste n’est pas fier de cette rencontre. Les conseillers du palais et notamment André Azoulay, avaient sélectionné les questions et préparé les réponses.
Ferran Sales insiste en suite, dans le chapitre « À la recherche du prince absent », sur le désintérêt du prince et son éloignement des affaires de l’Etat. Il avance même que Mohamed VI, pour des raisons psychologiques et personnelles, ne voulait pas du trône.
L’auteur s’attèle au détails du dossier épineux de la relation entre Mohamed VI et son père. Hassan II alors très malade (en 1995), avait réfléchi à lui céder le pouvoir pour qu’il ne vieillisse pas « prince », comme Charles d’Angleterre. Mais devant le désintérêt du prince, Hassan II le menaça de céder le pouvoir à l’un des deux autres princes (Le frère ou le cousin). Cet incident est la source des blessures profondes au sein de la famille royale, non guéries à ce jour.
Dans les dernières pages de son livre Ferran Sales analyse le nouveau style de gouvernement de Mohamed VI, le « Roi absent », et de ceux qui l’entourent. Pour Hussein Mejdoubi du quotidien londonien Alquds Alarabi, la fin est la partie la plus exaltante du livre. L’auteur y décrit l’absence politique du Roi et ses longs voyages privés à l’étranger. Il se demande si Mohamed VI n’est pas en train de préparer l’opinion à la grande absence, faisant allusion à une monarchie qui dure mais qui ne gouverne pas.
Mohamed VI : El principe que no queria ser rey [« Mohamed VI: Le prince qui ne voulait pas être roi »], Editorial Catarata, Avril 2009, 224 pages.
10 mai 2009
Le génocide arménien dans un roman syrien
Dans Tiflat Alkoulira [« La fillette du choléra »], l’écrivaine syrienne Marie Richou, revient sur l’épreuve terrible du peuple arménien.
Partant de 1890, début de la prise de conscience « indépendantiste » arménienne (dans l‘empire ottoman), elle recense les évènements clés de cette histoire jusqu’au début de la première guerre mondiale, paroxysme du génocide arménien.
A travers le personnage d’Archa, Marie Richou décrit la déportation de femmes, d’enfants et de vieillards jetés sur les sentiers de l’exil criminel. Traquée par la faim, la soif, la maladie et la mort menaçante, Archa confie sa fille à une dame arabe afin de la sauver. Mais les circonstances jetteront dans ses bras la fille d’une autre femme, qui a perdu ses enfants à cause du choléra et son mari (un Aga arménien), tué par les Turques. Des années après les massacres, naît à Alep en Syrie, Laura, la petite fille d’Archa. Elle découvre ce qui s’est passé à travers les souvenirs de sa grand-mère qui raconte cette réalité comme si elle n’était pas la sienne. Dérangée par l’inconscience d’Archa, Laura confronte ses dires aux livres et aux documents historiques pour en tirer la vraie réalité. Marie Richou utilise, ici, le dialogue entre son héroïne Laura, son père et son oncle pour explorer les conditions des déportations et des massacres perpétrés par les Turcs. Le père et l’oncle jouent le rôle des « avocats du diable » cherchant à justifier le passé et exprimant le point de vue turc.
Pour May Bassil du quotidien Al Hayat, l’agencement rationnel des évènements historiques dans ce roman est doté d’un joli souffle narratif et d’une belle langue. Cependant, la critique pense que l’œuvre aurait été d’un rang plus élevé, si l’auteur avait su lier le présent à ce passé que le bourreau tarde à reconnaître.
Marie Richou, Tiflat alkoulira [« La fillette du choléra »], Dar Alsaqi, 2008.

